Marie : « Ce n’est pas la faute des personnes obèses si elles souffrent de la maladie. Certes, il y a souvent un problème alimentaire, mais il y a surtout un passif de la personne, au niveau social, culturel, mais aussi des soucis métaboliques ou psychologiques. Et ça malheureusement, ce n’est que du médical, il faut traiter ces problèmes là pour pouvoir entamer une perte de poids efficace. »
Marie : « Si une personne se sent essoufflée, si elle a des douleurs, je l’encourage à en parler à un professionnel de santé.
Il faut se sentir bien dans son corps, l’idée de se mettre à une activité physique doit venir de la personne, on ne peut pas forcer quelqu’un à entamer un processus de perte de poids, à commencer une activité physique. C’est aussi à nous d’en parler dans les cabinets. De plus en plus de professionnels commencent à être formés aux problèmes de surpoids et d’obésité. Donc au moindre signe, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin, à son kiné.
L’idée est que le·a patient·e puisse tenir une conversation pendant l’effort mais être un peu essoufflé·e. C’est la fréquence cardiaque à laquelle il·elle va utiliser le plus de graisse, le plus de lipides et qui va être le plus efficace pour sa perte de poids.
En cas de surpoids ou d’obésité, il est important d’adopter de bons comportements alimentaires. Il est tout aussi capital d’augmenter, selon ses capacités, son activité physique et d’avoir un temps consacré à l’activité physique chaque jour si possible.
Cette dépense physique englobe les loisirs, les déplacements (vélo, marche), les activités physiques professionnelles, les tâches ménagères, les jeux actifs et les sports individuels et collectifs.
Pour cela, vous pouvez :
Pour les personnes qui travaillent et ont peu de temps libre, il est possible d’augmenter son activité physique en préférant les escaliers plutôt que l’ascenseur ou l’escalator, en choisissant la marche ou le vélo pour les petites distances, en garant sa voiture un peu plus loin de son travail que d’habitude, etc.
L’activité physique sollicite les muscles, ce qui augmente les dépenses énergétiques et mobilise les graisses, facilitant ainsi la perte de poids. Elle permet aussi d’éviter la reprise de poids à moyen terme.
Vos objectifs en matière d’activité physique sont définis par votre médecin selon vos possibilités et votre motivation.
Marie : « L’obésité, c’est une maladie chronique métabolique qui touche 17% de la population française. Chez ces personnnes, on retrouve une accumulation de graisse au niveau du corps qui est anormale. »
Selon l’étude ObÉpi-Roche menée par la ligue contre l’obésité, en 2020, 17% de la population française des plus de 18 ans souffre de l’obésité et plus de la moitié de la population en France souffre de surpoids ou d’obésité.
Autrement dit, presque 8,5 millions de personnes sont concernées par l’obésité et aujourd’hui la prise en charge n’est pas suffisante pour cette pathologie et le regard encore trop discriminant. L’obésité n’est toujours pas reconnue comme une affection de longue durée au même titre que le diabète ou les pathologies cardio-vasculaires.
Marie : « Il y a le barème de l’IMC : le poids divisé par la taille au carré, c’est ce chiffre qui va indiquer si la personne est en surpoids ou en obésité.
La limite est à 25, jusqu’à 25 on est en IMC normale, au delà de 25 on entre en surpoids et ensuite à partir de 30 on est en obésité.
Il y a plusieurs grades d’obésité, 1, 2 et 3. Le grade 3 correspond à l’obésité morbide, à partir d’un IMC à 40, avec des comorbidités. Les comorbidités, ça peut être des problèmes ostéo articulaires (des douleurs au niveau des articulations), au niveau des muscles, des problèmes d’arthrose, de diabète, d’apnée du sommeil… »
Chaque jour, une activité physique d’intensité modérée à élevée (responsable d’un essoufflement faible à élevé) d’une durée de 30 minutes, au moins 5 jours par semaine est recommandée. Pour un bénéfice optimal, il est préférable d’éviter une pause de 2 jours consécutifs sans activité physique.
Pour commencer, adoptez une activité modérée (jardinage, ménage, bricolage, montée des escaliers). La marche est facile à pratiquer chaque jour, en favorisant les déplacements à pied. Puis, des activités physiques plus intenses peuvent être choisies : marche nordique, vélo, ski, rameur…
Les exercices de souplesse (yoga, tai chi, étirements…) sont conseillés au moins 2 à 3 fois par semaine.
Faire travailler ses bras et ses jambes 1 à 2 fois par semaine, si possible non consécutifs : vélo, rameur, montée d’escaliers, port de lourdes charges, haltères, élastiques…
La sédentarité est une situation d’éveil caractérisée par une très faible dépense d’énergie.
Les comportements sédentaires peuvent avoir lieu en position assise, allongée ou debout sans mouvements.
Par exemple :
Diminuez votre temps en position assise ou allongée. Pensez à vous lever toutes les 90 à 120 minutes pour pratiquer une activité de 5 minutes au moins.
| Intensité | Type d’activité |
|---|---|
| Faible | Marche lente, laver la vaisselle, repasser, faire la poussière, bricolage, entretien mécanique, arroser le jardin, pétanque, billard, bowling, tennis de table, danse de salon |
| Modérée | Marche rapide (d’un bon pas, 5 à 6,5 km/h), monter lentement les escaliers, laver les vitres ou la voiture, passer l’aspirateur, jardinage léger, ramassage de feuilles, aérobic, danse (rock, disco…), vélo de loisir (15 km/h) ou natation plaisir, aquagym, ski alpin, frisbee, voile, badminton, golf |
| Élevée | Marche rapide (plus de 6,5 km/h) ou avec dénivelés, randonnée en moyenne montagne, monter rapide des escaliers, bêcher, déménager, jogging, VTT, natation rapide, saut à la corde, football, basket-ball, volley-ball (et la plupart des jeux de ballon collectifs), sports de combat, tennis, squash, escalade |