Simon de Beauvoir Philosophe Contemporaine
Simone de Beauvoir : Une icône de la liberté et de l’émancipation Simone de Beauvoir, écrivaine et philosophe française du XXe siècle, est une figure emblématique du mouvement féministe et de la pensée existentialiste. Son œuvre majeure, « Le Deuxième Sexe », a révolutionné la manière dont la société perçoit les femmes et leur place dans le monde. En remettant en question les stéréotypes de genre et en prônant l’égalité entre les sexes, Beauvoir a ouvert la voie à de nombreux mouvements de libération et a inspiré des générations de femmes à se battre pour leurs droits. Son engagement pour la liberté individuelle et son refus des normes sociales ont fait d’elle une icône de l’émancipation. À travers ses écrits et son exemple personnel, elle a montré que chacun a le pouvoir de se créer et de se réinventer, indépendamment des attentes de la société. Simone de Beauvoir restera à jamais une source d’inspiration pour tous ceux et celles qui aspirent à la liberté et à l’égalité. Son héritage perdure et continue d’influencer les luttes pour les droits des femmes à travers le monde.
Biographie de Simone de Beauvoir
Simone de Beauvoir est née à Paris dans une famille aisée et reçoit une éducation bourgeoise, stricte et catholique. Elle se distingue dès son plus jeune âge par ses capacités intellectuelles. La banqueroute de son grand-père maternel, banquier, précipite la famille de Simone de Beauvoir dans le déshonneur et la prive de ressources. Son père cependant lui transmet le goût de la littérature et des études, seuls moyens selon lui de sortir ses filles de leur médiocre condition.
A l’âge de quatorze ans, Simone de Beauvoir devient athée, marquant son émancipation d’avec sa famille, et décide de devenir écrivain. Après son baccalauréat, elle étudie les mathématiques, les lettres et la philosophie. C’est à la faculté des lettres de l’université de Paris qu’elle rencontre Jean-Paul Sartre avec qui elle noue une relation légendaire, « un amour nécessaire » que seule la mort séparera. En 1929, elle est reçue deuxième au concours d’agrégation de philosophie, juste derrière Jean-Paul Sartre.
Simone de Beauvoir est nommée à Marseille tandis que Jean-Paul Sartre est affecté au Havre. Pour faciliter leur rapprochement, il lui propose de l’épouser, mais Simone refuse, car pour elle, « le mariage multiplie par deux les obligations familiales et toutes les corvées sociales. En modifiant nos rapports avec autrui, il eût fatalement altéré ceux qui existaient entre nous. » Elle parvient néanmoins l’année suivante à se reprocher en obtenant un poste à Rouen. Bisexuelle, Simone de Beauvoir entretient des relations avec certaines de ses élèves, « amours contingentes » que son « pacte » avec Jean-Paul Sarre lui permet de connaître.
Le couple Sartre-Beauvoir est muté à Paris peu avant la Guerre. Peu satisfaite par le métier d’enseignant, elle l’abandonne en 1943 pour s’orienter vers une carrière littéraire. Avec Sartre, Raymond Aron, Michel Leiris, Maurice Merleau-Ponty, Boris Vian et d’autres intellectuels de gauche, elle fonde en 1945 la revue « Les temps modernes » dont le but est de faire connaître l’existentialisme à travers la littérature contemporaine. Grâce à ses romans et essais où elle traite de son engagement pour le communisme, l’athéisme et l’existentialisme, elle obtient son indépendance financière qui lui permet de se consacrer entièrement à l’écriture.
Simone de Beauvoir voyage dans de nombreux pays où elle rencontre des personnalités communistes comme Fidel Castro, Che Guevara, Mao Zedong, Richard Wright.
Elle obtient la notoriété en publiant en 1949 Le Deuxième Sexe, un essai philosophique et féministe, qui devient la référence du féminisme moderne et la révèle comme une grande théoricienne du mouvement de libération de la femme. S’indignant de voir la femme traitée comme un objet érotique, elle décrit une société où la femme est maintenue dans un état d’infériorité et prône « l’égalité dans la différence » et l’émancipation de la femme. « Son analyse de la condition féminine à travers les mythes, les civilisations, les religions, l’anatomie et les traditions fait scandale, et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l’avortement, assimilé à un homicide à cette époque. Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper. » (Wikipédia)
Simone de Beauvoir obtient le prix Goncourt en 1954 avec Les Mandarins, roman qui met en scène des intellectuels parisiens confrontant leurs points de vue sur la société française au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Il est dédicacé par Nelson Algren, un écrivain communiste américain qui entretient avec Simone une intense relation depuis 1949. À partir de 1958, elle publie une série de récits autobiographiques sur son milieu rempli de préjugés, sur ses efforts pour en sortir, sur sa relation avec Sartre.
Simone de Beauvoir joue un rôle important dans les combats de Gisèle Halimi et Elisabeth Badinter pour la reconnaissance des tortures infligées aux femmes lors de la Guerre d’Algérie et pour le droit à l’avortement. En 1971, elle assure la direction de la revue d’extrême gauche, Les Temps Modernes, qu’elle a fondée avec Sartre et d’autres intellectuels en 1945.
Après la mort de Jean-Paul Sartre en 1980, elle fait de Sylvie Le Bon, une jeune étudiante en philosophie connue dans les années 1960, sa fille adoptive et l’héritière de son oeuvre littéraire. Simone de Beauvoir partage la même tombe que Jean-Paul Sartre au cimetière Montparnasse.
"Je suis un intellectuel. Ça m'agace qu'on fasse de ce mot une insulte : les gens ont l'air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles."
Le principal fléau de l'humanitén'est pas l'ignorance, mais le refus de savoir."
Simone de Beauvoir (de son vrai nom Jeanne Marie Bertrand de Beauvoir) est une philosophe, romancière et essayiste française.
Elle a partagé la vie et les idées du philosophe Jean-Paul Sartre et s’est attachée au combat pour la condition des femmes.
Elle étudie dans un cours privé, puis à la Sorbonne et fait la connaissance de Sartre alors qu’elle prépare l’agrégation de philosophie.
A 21 ans, en 1929, déjà licenciée lettres, elle est reçue brillamment au concours d’agrégation en arrivant deuxième derrière Sartre ! Alors commence pour ces deux brillants esprits une « collaboration » fructueuse qui durera cinquante ans et ne s’interrompra qu’à la mort de Sartre.
Elle enseigne à Marseille, puis Rouen et Paris. Elle publie son premier roman, L’Invitée, en 1943, puis des ouvrages philosophiques d’inspiration existentialiste (Privilèges, Pour une morale de l’ambiguïté… ), tels que son essai féministe « Le Deuxième Sexe » et une pièce de théâtre. Son roman Les Mandarins lui vaut le Prix Goncourt en 1954. Parmi ses autres publications romanesques, on note Les belles images, 1966, La femme rompue, 1967.
Elle voyage beaucoup (Russie, Chine, États-Unis, Cuba, Brésil, etc.) et écrit quelques essais, notamment La longue marche sur son voyage en Chine.
L’Amérique au jour le jour est la relation de son premier voyage aux Etats-Unis dans lequel elle narre sa rencontre avec l’écrivain Nelson Algren, son « amour transatlantique » avec qui elle nouera une relation passionnée de plusieurs années.
En 1958, dans les Mémoires d’une jeune fille rangée, elle commence son autobiographie qu’elle poursuit dans deux autres volumes : La force de l’âge (1960) et La force des choses (1963). Tout compte fait (1972) et La cérémonie des adieux (1981) complètent ses souvenirs.
Elle publie également en 1970 un essai « La vieillesse » travail de fond dans lequel elle aborde les problèmes politiques, sociaux, existentiels, philosophiques, psychologiques causés par le vieillissement de l’être humain.
Parmi les documents déclassifiés en rapport avec l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, la CIA affirme que dans les années 1960, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Catherine Deneuve auraient financé un « réseau d’activistes » qui « aidait les déserteurs » de la guerre du Vietnam. Selon le rapport de la CIA, la planque se serait situé au no 3, rue Gabrielle Josserand, à Pantin. Les lieux auraient été loués par une association étudiante, Students for a Democratic sosie
Simone de Beauvoir et Sartre
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre
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La destinée posthume de Simone de Beauvoir a dissocié son œuvre de celle de Jean-Paul Sartre. Il est cependant impossible de parler d’elle sans évoquer son rapport avec Sartre qu’elle s’est employée elle-même à ériger en mythe. Simone de Beauvoir raconte dans La Force de l’âge l’invention par Sartre de cette relation de couple originale fondée sur la “nécessité” (entre eux deux), la liberté et la transparence. Ainsi commencent non seulement une vie commune (sans cohabitation), mais aussi et surtout une collaboration et un dialogueintellectuel permanents engagés dès 1929 et poursuivis pendant un demi-siècle. Les œuvres des deux écrivains se complètent et ne cessent de s’interpeller. Leurs itinéraires demeurent étroitement liés. Simone de Beauvoir découvre l’engagement politique avec la Résistance des intellectuels et participe, en 1945, à la fondation de la revue Les Temps modernesqui se donne un programme de littérature engagée. Son évolution politique est inséparable ensuite de celle de Sartre : socialiste ou progressiste jusqu’en 1952, compagne de route des communistes jusqu’en 1956, engagée avec passion pour l’indépendance de l’Algérie et vivement hostile au gaullisme, proche des mouvements gauchistes après 1968, elle cautionnera de manière plus spécifique les mouvements féministes à partir de 1970. Chez les deux écrivains, le souci exclusif de la littérature a cédé le pas à une conception militante de l’intellectuel. Cette relation exemplaire devint un modèle de vie privée pour toute une génération. Avec le recul, l’évaluation des lecteurs s’est quelque peu modifiée. Les féministes soupçonnent Simone de Beauvoir d’avoir sous-estimé sa véritable valeur philosophique et comprennent mal ce qu’elles considèrent comme une trop forte dépendance affective de l’auteur du Deuxième Sexe à l’égard de l’homme aimé. Surtout, la publication posthume du Journal de guerre (1990) et des Lettres à Sartre (1990) a jeté un nouvel éclairage sur le fonctionnement du couple durant les années couvertes par ces deux écritures privées.