Philosophe, ancien élève de l’ENS et agrégé de philosophie, Michaël Fœssel succède à Alain Finkielkraut à l’École polytechnique en 2013. Spécialiste de Kant, ses recherches portent sur la question de la démocratie et du cosmopolitisme. Militant communiste pendant son adolescence, il intervient aujourd’hui dans l’espace public et commente parfois l’actualité politique. Il tient une chronique pour Libération, dans laquelle il s’inquiète de ce qu’il considère être une dérive autoritaire des pouvoirs publics au cours des dernières années.
Michaël Fœssel a publié État de vigilance (Seuil, 2010) ou encore Cosmopolitisme et démocratie (PUF, 2016). Proche de la revue Esprit, il entend interroger les effets de l’idée de liberté sur nos existences. En mars 2019, à l’heure où certains s’interrogent sur les parentés qui lient les années 1930 à notre temps, il publie Récidive. 1938. (PUF, 2019), dans lequel il soutient que l’État de droit est aujourd’hui affaibli, comme il l’était dans l’entre-deux-guerres. En 2022, il fait paraître Quartier rouge. Le plaisir et la gauche (PUF). Philo Magazine
Philosophe français, Henri Louis Bergson, fils d’un immigré juif polonais, est né à Paris le 18 octobre 1859.
Il fait de brillantes études au lycée Condorcet (il résout seul, encore élève, le « problème des trois cercles » dont Blaise Pascal parlait à Pierre de Fermat) et passe ses diplômes d’études supérieures en philosophie et en mathématiques. Ses professeurs le destinent à une carrière scientifique mais il préfère se présenter, en 1878, à l’École Normale Supérieure, où il suit les cours de Léon Ollé-Laprune et d’Émile Boutroux. En 1881, il est reçu quatrième, derrière Jean Jaurès, à l’agrégation de philosophie.
Michaël Fœssel est un philosophe français, ancien élève de l’ENS et agrégé de philosophie, qui s’est spécialisé dans l’étude de Kant et se consacre depuis de nombreuses années à la question de la démocratie et du cosmopolitisme. Il a succédé à Alain Finkielkraut à l’École polytechnique en 2013.
Malgré son passé de militant communiste dans sa jeunesse, Michaël Fœssel est aujourd’hui un philosophe engagé qui intervient régulièrement dans l’espace public, notamment à travers sa chronique pour Libération, où il s’inquiète de la dérive autoritaire des pouvoirs publics au cours des dernières années.
Dans ses publications, Michaël Fœssel interroge l’idée de liberté et ses effets sur nos existences. Son premier livre, « État de vigilance », paru en 2010 aux éditions du Seuil, est une réflexion sur la nécessité de rester vigilant face aux menaces qui pèsent sur la liberté individuelle. En 2016, il publie « Cosmopolitisme et démocratie » aux éditions PUF, où il aborde la question de la démocratie à l’ère de la mondialisation, en s’appuyant sur l’œuvre de Kant. Dans ce livre, il défend l’idée selon laquelle la démocratie doit être étendue au-delà des frontières nationales pour répondre aux défis de notre temps.
En mars 2019, Michaël Fœssel publie « Récidive. 1938. » aux éditions PUF. Dans ce livre, il met en garde contre l’affaiblissement de l’État de droit dans notre société, comme cela s’est produit dans l’entre-deux-guerres. Il analyse les similitudes entre la situation actuelle et celle des années 1930, où les régimes autoritaires ont pris le pouvoir dans de nombreux pays européens. Selon lui, il est essentiel de renforcer l’État de droit pour protéger les libertés individuelles et la démocratie.
Enfin, en 2022, il fait paraître « Quartier rouge. Le plaisir et la gauche » aux éditions PUF. Dans ce livre, il analyse la place du plaisir dans la culture de gauche. Il critique la vision selon laquelle le plaisir serait une distraction de la lutte politique et défend l’idée selon laquelle le plaisir peut être une source d’émancipation et de résistance.
En tant que proche de la revue Esprit, Michaël Fœssel cherche à promouvoir une pensée critique et à amener la réflexion sur les grandes questions de notre temps. Sa contribution à la réflexion sur la démocratie et le cosmopolitisme est particulièrement pertinente à l’heure où les valeurs démocratiques sont mises à l’épreuve dans de nombreux pays du monde.
En conclusion, Michaël Fœssel est un philosophe engagé qui, à travers ses recherches et ses interventions publiques, s’interroge sur les grandes questions de notre temps. Son analyse de la situation actuelle de l’État de droit est particulièrement pertinente et son engagement pour la démocratie et le cosmopolitisme est une contribution précieuse à la pensée critique contemporaine.
Après la fin du monde
Notre temps est, dit-on, celui des catastrophes. Face aux crises sanitaires, écologiques ou à la menace nucléaire, la croyance dans le progrès a cédé la place à l’angoisse. Cette résurgence des thèmes apocalyptiques est plus qu’un symptôme. La dissolution moderne des hiérarchies traditionnelles a provoqué une nouvelle inquiétude : devoir vivre « après la fin du monde ».
Les théories de la catastrophe ne se soucient plus de savoir quel monde mérite d’être défendu. Le plus urgent n’est pas d’éviter l’apocalypse à venir, mais de réinvestir le monde après sa disparition comme ordre hiérarchique. En ce sens, le fait que la fin du monde a déjà eu lieu est une bonne nouvelle qui nous place face à une alternative : perpétuer la vie ou édifier un espace pour le possible.
Michaël Fœssel
Philosophe, maître de conférences à l’université de Bourgogne et professeur à l’École polytechnique, il est l’un des animateurs de la revue Esprit. Il a notamment publié, au Seuil, La Privation de l’intime (2008) et Le Temps de la consolation (2015).
Notre temps est, dit-on, celui des catastrophes. Sur les nouveaux fronts de l’écologie, du changement climatique ou de la menace nucléaire, les idéologies du progrès ont cédé la place à l’angoisse. Mais la résurgence des thèmes apocalyptiques est bien plus que le symptôme d’une période de crise : dès les XVIe et XVIIe siècles, avec la disparition du cosmos comme ordre hiérarchisé au sein duquel l’homme occupait une position privilégiée, est née une nouvelle inquiétude : celle de devoir vivre « après la fin du monde ». Ce livre voudrait montrer que le plus urgent n’est pas d’éviter la catastrophe à venir, mais de repenser et de réinvestir le monde de manière nouvelle. Michaël Foessel interprète les peurs apocalyptiques actuelles à partir des expériences contemporaines où les sujets se sentent dépossédés du monde : triomphe de la technique sur l’action, du capital sur le travail, du besoin sur le désir. Pour cela, il propose une généalogie de l’idée de « fin du monde » qui distingue deux voies de la modernité : celle qui privilégie la vie et sa conservation, aujourd’hui à l’oeuvre dans la plupart des conceptions écologiques et précautionneuses du réel ; celle qui fait du monde le thème principal de la philosophie en même temps qu’un enjeu politique de premier ordre. Nous sommes désormais face à une alternative : perpétuer la vie ou édifier un monde. Les théories de la catastrophe ne se soucient plus de savoir quel monde mérite d’être défendu. En ce sens, le fait que la fin du monde a déjà eu lieu est une bonne nouvelle : cela nous invite à inventer des espaces pour l’action et à fonder un nouveau cosmopolitisme.
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